Né le 5 juillet 1863 à Capesterre-Belle-Eau, mort le 15 septembre 1952, Henry Sidambarom est un guadeloupéen d'origine indienne.
En 1884, il est employé à Basse-Terre au bureau central de l'immigration indienne.
En 1890, il est comptable à Pointe-à-Pitre. Elu conseillé municipal de Capesterre-Belle-Eau en 1897, sur la liste de Charles Danae.
En 1945, il est nommé juge de paix du canton de Capesterre-Belle-Eau. Son œuvre la plus marquante, plus connue sous l'appellation "procès politique", fut la défense des droits des indiens. Ce fameux procès débuta le 23 février 1904 au tribunal de Capesterre-Belle-Eau… pour se terminer qu'en 1923, avec l'officielle reconnaissance de la nationalité française aux indiens de Guadeloupe et à tous leurs descendants. Les cérémonies célébrant le 150ème anniversaire de l'arrivée des premiers indiens coïncident avec le centenaire du procès politique d'Henry Sidambarom.
Henri Sidambarom, avocat et élu qui, en 1804, inscrivit les travailleurs d'origine indienne sur les listes électorales.
APRÈS
l'abolition de l'esclavage en 1848,
plus de 40 000 travailleurs provenant de l’Inde
(42 326 exactement) furent introduits en Guadeloupe par les Européens.
Durement traités dans les plantations de canne à sucre, plus de 10 000 d'entre eux périrent à la suite de terribles châtiments corporels. Certains préférèrent le suicide aux sévices qui leur étaient infligés.
Quoique nés en Guadeloupe, leurs descendants n'échappèrent pas à la règle. De plus, venus de l'Inde, ils étaient considérés comme... citoyens britanniques, et donc étrangers.
En 1904, lors des élections municipales,
Henri SIDAMBAROM se présenta à Capesterre, sa commune natale, et fit inscrire les Indiens sur les listes électorales, réalisant un acte historique.
Mais les colons intervinrent aussitôt auprès du Vicomte de La Loyère, gouverneur de l'époque, pour réclamer la radiation de cette race d'hommes du corps électoral, et les maintenir dans leur condition de travailleurs étrangers, exploitables à merci.
Une longue procédure juridique s'ensuivit, qui devait aboutir vingt ans
plus tard, en avril 1923, à l'acquisition du droit de vote par les Guadeloupéens d'origine indienne.
La Négritude ne cautionne le mépris hautain d'aucune ethnie par une autre : elle englobe toute la souffrance de l'humanité, celle de l'homme-hindou-de-Calcutta... de l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture... sachant que
Chaque peuple quelque petit qu'il soit
Tient une partie du front
Donc en définitive est comptable
D'une part même infime
De l'espérance humaine.
Telle était la foi qui inspira l'humaniste guadeloupéen Henri Sidambarom.

la memoire et le respect de ce grand humaniste doit rester à jamais ! mes photos à Capesterre BE du monument de Henri SIDAMBAROM. Foss http://www.guadareves.com/suitecapest.html